L’histoire du petit moineau
Un jour d’hiver, un oisillon tomba du nid et se retrouva sur le sol gelé.
Il grelottait de froid et criait « J’ai froid. J’ai froid. J’ai froid »
Une vache qui passait par là l’aperçut. Elle s’approcha de lui. Leva la queue et lâcha sur le moineau une énorme bouse bien fumante.
Cette bouse réchauffa le moineau qui avait maintenant bien chaud. Il était sauvé du froid. Mais l’odeur l’incommodait fortement. Alors il se mit à piailler, encore et encore. « Je veux sortir de la bouse. Je veux sortir de la bouse. Je veux sortir de la bouse. » Tellement qu’un coyote l’entendit au loin. Le coyote s’approcha du moineau qui se débattait dans la bouse. Le coyote attrapa le moineau, le tira hors de la bouse. Le moineau était tout content alors il piaillait : « Merci, merci, merci » Le coyote nettoyait la bouse sur le moineau. Ce dernier était tout content et piaillait encore plus : « Merci, merci, merci. »
Et le coyote avala le moineau d’une bouchée.
Moralité de l’histoire : Quand quelqu’un nous met dans la merde, ce n’est pas toujours pour notre malheur. Quand quelqu’un nous sort de la merde ce n’est pas toujours pour notre bonheur. Et surtout, ma morale personnelle, vouloir sortir de la merde à tout prix avant d’en retirer les bénéfices c’est risquer de se faire avaler par un coyote ou mourir de froid.
Voilà, c’était ma phase pipi caca.
Mon image publique en tant que grand sage vient d’en prendre un coup !
Pour rehausser le niveau et ne pas te laisser sur cette image de moi, je vais me rattraper avec une jolie métaphore bouddhiste zen.
La fleur de lotus est l’emblème de pureté et de dévotion. Elle a aussi pour propriété de pousser dans un sol boueux. La boue est nécessaire à la fleur de lotus comme les épreuves sont nécessaires à notre maturité. Supprimer la boue, c’est supprimer la fleur de lotus. La boue n’a pas à être enlevée mais à être laissée tranquille pour qu’elle se dépose au fond de la mare et offre un terrain fertile à la pousse du lotus.